RDC : 15 personnes tuées dans un conflit foncier | Land Portal

À Kimpasi, dans l'ouest de la République démocratique du Congo, 15 membres d'une tribu dont deux chefs traditionnels ont été tués à la machette depuis vendredi.

Quinze personnes dont deux chefs traditionnels ont été tués depuis vendredi dans un territoire de l'ouest de la République démocratique du Congo par de présumés miliciens d'une tribu rivale.

Lundi, "vers 4 heures du matin, le chef du village Kimpasi, dans le groupement de Kisia-Ngasi, a été tué dans sa résidence par des assaillants venus de Kwamouth", a déclaré Amédée Bangambuma, administrateur du territoire de Bagata, dans la province de Kwilu.

Dans ce groupement de Kisia-Ngasi"douze villageois avaient été tués dans une ferme vendredi par des assaillants (...). Le chef du groupement venu s'enquérir de cette situation a aussi été tué", a-t-il ajouté, indiquant que toutes les victimes sont des membres de la communauté Teke et ont été tuées à la machette.

Le groupement de Kisia-Ngasi se trouve dans une zone enclavée. Il n'y a pas sur place de forces de sécurité et le poste de police le plus proche est à environ 100 km, a expliqué M. Bangambuma.

Pour ce responsable administratif, les auteurs de ces tueries sont des miliciens venus "du territoire de Kwamouth, de l'autre côté de la rivière, et qui viennent agresser des Teke dans le territoire de Bagata", dans la province voisine de Kwilu.

Les violences sont en recrudescence dans le pays d'Afrique centrale, à l'Est le M23 et l'AFD, groupe affilié à l'Etat Islamique, font des ravages tandis qu'au Nord et à l'Ouest, les violences tribales sevissent. 

 

Violences communautaires

Le territoire de Kwamouth est situé dans la province de Maï-Ndombe, en proie à des violences communautaires qui ont démarré en juin dernier autour d'un conflit foncier entre les Teke, qui se considèrent comme originaires et propriétaires des villages situés le long du fleuve Congo sur une distance d'environ 200 kilomètres, et les Yaka, venus s'installer après eux.

Les violences, qui se sont ensuite étendues à la province du Kwilu, ont fait au moins 180 morts l'année dernière, selon le gouvernement de Kinshasa

Les Nations unies ont chiffré à plusieurs dizaines de milliers le nombre de déplacés, chassés de leurs villages par le conflit et dont certains se sont réfugiés au Congo-Brazzaville voisin.

Après une accalmie, les violences ont repris au début de ce mois, quand au moins 15 personnes ont été tuées dans l'attaque de deux villages par des hommes armés. Selon des témoignages, des centaines de Teke ont fui leurs villages et abandonné leurs champs.

"Les Teke vivent dans un climat de grande panique, ils ont peur de se faire tuer à tout moment", a expliqué l'administrateur Bangambuma.

Copyright © Source (mentionné ci-dessus). Tous droits réservés. Le Land Portal distribue des contenus sans la permission du propriétaire du copyright sur la base de la doctrine "usage loyal" du droit d'auteur, ce qui signifie que nous affichons des articles de presse pour des fins d'information non commerciales. Si vous êtes le propriétaire de l'article ou d'un rapport et que vous souhaitez qu'il soit retiré, s'il vous plaît nous contacter à hello@landportal.info et nous le supprimerons immédiatement.

Divers articles de presse liés à la gouvernance foncière sont publiés sur le Land Portal chaque jour par ses utilisateurs, à partir de diverses sources, telles que les agences de presse et d'autres institutions et individus, ce qui représente une diversité de positions sur tous les sujets. Le droit est à la source de l'article; la Land Portal Foundation n'a pas le droit de modifier ou de corriger l'article, ni d'endosser son contenu. Pour apporter des corrections ou demander la permission de republier ou toute autre utilisation de ce contenu, merci de contacter le titulaire du droit d'auteur.

Partagez cette page